Un vol très peu ordinaire...

Dans le cadre des « histoires de tous les jours », en voilà une qui n’est pas finie, mais dont je peux déjà dire que je ne souhaite plus jamais vivre « une histoire » comme celle-ci, je m'en serais bien passée !

C’est l’histoire du vol de bijoux sous mes yeux en gros sauf qu'à ce moment-là, ça ne semblait pas être ça…

Tout a commence le 8 juillet dernier, c’était un jeudi après-midi.

Dans l’après-midi, monsieur J est à l’atelier quand j’y retourne avec mon stagiaire et sa tutrice/conseillère d’un RDV que nous avons tenu dehors pour être tranquille. J’ai déjà vu ce monsieur, car il habite dans la même rue que moi, je passe devant sa maison plusieurs fois par jour. Ce monsieur J discute avec mes collègues verrier et dessinatrice et est en train d’acheter différentes choses.  Il passe alors également dans mon « coin » et prend au hasard des bagues. Il finit par en prendre dix, sans les regarder bien de près. Il dit que les prix sont ridicules, que ce n’est même pas le prix de la matière première. Il demande si c’est de l’argent et je lui dis qu’il y en a en argent et d’autres non. Par exemple celle-ci (en en montrant une) est en laiton : « tu vois c’est jaune hein » et il me répond « c’est drôle que tu dises ça, c’est jaune hein, c’est comme mon nom, je la prends ».

Il nous dit qu’il est sorti vivant d’un cancer et qu’il préfère faire des cadeaux aux gens plutôt que d’avoir de l’argent sur son compte si il doit mourir dans un mois. Je ne suis absolument pas à l’aise avec cette situation, idem pour mes collègues présents à qui il achète également des créations. Mon stagiaire aussi, trouve la situation bizarre.

Je dis donc à Monsieur J : « tu n’es pas sérieux, tu ne va pas m’acheter tout ça ? »  Mais il insiste : « si si, je sors vivant d’un cancer, je fais des cadeaux à des gens qui comptent pour moi ». Je lui repose la question encore et il insiste en disant qu’il a déjà acheté une peinture d’une artiste locale de cette façon, car sa peinture est bien pour sa santé (artiste que je croise le soir même et qui m’en parle, avant que j’ai le temps de lui parler de cette vente bizarre).

Je commence donc à emballer les 10 bagues en lui demandant s’il veut savoir quelle bague est dans quel sachet. Il dit qu’il veut que je mette des mots et des noms sur les sachets. Je lui montre donc chaque bague avant de les mettre dans des sachets et je lui demande quoi mettre sur le sachet, il les revoit donc toutes, une a une et il prend une grande partie dans ses mains avant de décider quelle bague est pour qui.  Il y en a plusieurs qu’il garde pour lui. Il y a un sachet vide, d’une des bagues qu’il s’offre à lui-même.

Quand je lui montre la bague avec les deux serpents, il la prend dans les mains pour décider pour qui elle va être, et je lui dis qu’elle est faite à partir de deux dents d’ancienne fourchette en argenterie. Il me demande si c’est de l’argent et je répète « l’argenterie n’est pas en argent, d’ailleurs, elle est légèrement moins blanche que les bagues en argent et elle n’est pas poinçonnée ».

Ainsi donc 10 sachets, avec des noms et pour certains, un petit mot gentil pour la personne concernée.

Mais ce n’est pas fini… Après les bagues (quasiment toutes des pièces unique, il y a seulement la bague « mikado » que j’ai refaite une deuxième fois et je sais où elle est) monsieur J va maintenant dans mon coin « assemblages ». Il choisit 3 pendentifs en agate et il veut que je mette les chaines avec. Je lui dis que le métal de ces bijoux-là n’est pas en argent, c’est de mon coin « assemblages », sans nickel mais pas en argent.

Ce jeudi, ce monsieur reste jusqu’à après la fermeture de 18h, il y a passé plus de 2heures. Il en a pour un total de 716€ que j’arrondis à 700. Il remplit le chèque avec un feutre, qu’il utilise également pour le signer. Mon collègue verrier et moi sommes encore sur place. Les autres sont partis depuis un moment. Je remplis mon nom avec un stylo, comme je le fais très souvent, car mon nom est sujet à fautes et ça ne le fait pas avec ma banque…

Mon collègue verrier et moi en rediscutons, car nous ne sommes pas à l’aise du tout avec ces ventes. Nous nous demandons, si nous devons déposer les chèques. Sur le coup, je me dis, que je ne vais pas le déposer, j’attendrai quelques jours, lui laissant le temps de revenir avec les dix bagues et les pendentifs avec les chaines.  Mais en discutant avec mon conjoint, celui-ci me dit que c’est ne pas le prendre au sérieux. Mon conjoint me conseille de le déposer le plus vite possible, sans toutefois me servir de l’argent. Ce que je fais : je dépose digitalement le chèque le soir même et je le poste le vendredi matin.

Nous sommes allés (mon collègue verrier, mon conjoint et moi) au café du Havre pour boire un verre, pour digérer ces ventes bizarres. Nous retombons sur monsieur J qui y est également en train de parler à tout le monde. Il serait en train de préparer un livre et veut y intégrer des gens qu’il connait. Il parle de mon collègue, de moi, de mon conjoint… Il nous redit qu’il sort d’un cancer, il dit qu’il est gentil avec les gens et donc les gens sont gentils avec lui…

Le lendemain matin ce monsieur repasse à la Maison des Créateurs, l’atelier partagé, pour prendre des affaires qu’il n’avait pas pu prendre la veille. Il nous dit qu’il apprécierait beaucoup qu’on passe le voir à l’hôpital où il doit aller pour son pied.

Je rediscute avec mon stagiaire de cette situation plus que bizarre. Il y a le côté « j’achète plein de trucs, mais je n’en ai vraiment rien à faire », mais il y a aussi un sentiment de frustration que je n’arrive pas tout de suite à expliquer. Finalement je trouve ce que c’est : il manque le côté admiration. Cet homme a pris les bijoux sans les regarder de près… Et puis je me demandais si j’aurais du/pu refuser cette vente qui ne me satisfait pas du tout.

Le vendredi et samedi passent et puis vient le dimanche, jour où en général nous voyons du monde car il y a le marché hebdomadaire le matin.

Ce matin, un autre monsieur qui habite la même rue que moi passe par là, c’est le voisin de m J. Il demande si j’ai deux minutes et il me parle de son voisin qui est très en colère après moi. Le voisin de m J me dit que m J a voulu faire cadeau de certaines de ces bagues et la destinataire a dit que c’était du toc, l’a amené chez un bijoutier qui l’aurait analysé et qui aurait confirmé que c’était du toc et qu’elle ne valait que 10€. Ce M J dit qu’il va faire un scandale. Je trouve cela évidemment pas terrible, mais pour l’instant ça m’énerve simplement, il était clair que nous avions affaire à quelqu’un qui n’écoute absolument pas ce qu’on lui dit alors que tous les bijoux sont passés plusieurs fois par mes mains (et les siennes) au moment de l’emballage et que j’ai tout expliqué, argent, pas argent, laiton, récup’, assemblages pas en argent mais juste sans nickel. Tout ça, j’ai dit, mais bon, quand on n’écoute pas, c’est facile de déformer ce que j’ai expliqué. Fort heureusement je n’étais pas toute seule !

Je discute ensuite avec mon collègue verrier qui était présent au moment de cette vente. Il y avait effectivement deux bagues qui ne sont pas en argent mais je l’ai expliqué à ce client/voleur, m J.

Peu après je vois ce m J dans la rue devant l’atelier et en lui disant bonjour, je lui parle de cette accusation, car ça en est une. Il est très en colère : « tu ne peux pas me faire ça », à plusieurs reprises, il n’écoute rien de ce que je lui dis. J’essaye de lui répéter que je lui ai dit ce jeudi dernier, qu’il y avait deux bagues qui n’étaient pas en argent et que je ne lui ai rien caché. Il dit qu’il va me faire un scandale. C’est une menace qui me fait du tort, une insulte à ma personne et à mon travail. Mes bagues qui ne sont pas en argent sont tout de même des pièces uniques et des bijoux de créateurs avec des heures de travail.

En ce qui concerne mon travail : j’ai obtenu mon poinçon d’artisan fin 2018, pour pouvoir légalement et parfaitement dans les règles pouvoir travailler l’argent et le commercialiser. Je commande la matière argent chez un grand fournisseur  (Cookson-CLAL) connu dans le milieu, justement pour être certaine de la matière. J’ai toutes mes factures de toute la matière que j’ai achetée. Mes bijoux en argent sont donc tous poinçonnés de ce poinçon d’artisan (réglementé et obligatoire), pesés sur ma balance homologuée (réglementé et obligatoire et qui m’a couté un bras) et enregistré dans mon livre de police, qui est signé par M le maire (également réglementé et obligatoire et que j’ai dû acheter aussi). Mais je ne travaille pas uniquement l’argent, je travaille aussi le laiton, le cuivre et la récup’, dans le cas des fourchettes en argenterie. Il va de soi que ces bijoux-là ne sont pas poinçonnés. Il s’agit tout de même de bijoux de créateurs, avec du temps de passé, mon savoir-faire de maitre artisan en métiers d’art. Même sans être en argent, ils valent bien plus que 10€, c’est une insulte à mon travail. Je n’ai jamais arnaqué qui que ce soit et je ne commencerai pas demain. Je n’ai jamais forcé qui que ce soit à m’acheter des bijoux, dans ce cas, j’ai même plusieurs fois demandé si ce m J était sur de ces achats.

Par contre, dire « je vais faire un scandale » est le début d’une diffamation. Totalement injuste.

Comme j’ai l’impression d’un truc bizarre et que je n’ai aucunement envie de laisser passer des menaces, je suis allée à la gendarmerie le lundi 12 juillet pour déposer une main courante, avec en gros, tout ce que j’ai écrit avant. La personne qui prend ma déposition me dit à la fin que si le chèque est rejeté, je peux porter plainte pour escroquerie. Je pense (encore) que ça n’ira jusqu’à là… J’en sors relativement soulagée en me disant que c’est fini et bravo à moi-même, je n’ai pas laisser passer cette injustice.

Malheureusement rien n’est moins vrai.

Après cela j’ai du mal à descendre ma rue où je n’ai pas le choix que de passer devant sa maison.

Mardi 13 juillet, j’ai du mal à démarrer ma journée, ça ne va pas. J’attends impatiemment que le chèque soit crédité (pas encore le cas) et le moral est au plus bas par la situation.

Mon collègue verrier est sur place déjà et me dit que m J est passé lundi. En fait, les horaires sont sur la porte et le lundi c’est fermé au public, justement pour qu’on puisse travailler sur des technique plus délicates sans arrêter. M J a toutefois frappé à la porte pour que mon collègue lui ouvre et il lui a reparlé des bagues, qui vaudraient 10€. Mon collègue lui a alors expliqué qu’il n’en est rien, que l’argent est poinçonné et que je lui en avais parlé et qu’il y avait deux bagues qui n’étaient pas en argent et que je le lui avais dit.

Il lui dit aussi que même des bagues pas en argent présentent des heures de travail et que ça vaut son prix.

Ce mardi donc, je ponce mon bracelet en argent, mais le cœur n’y est pas, car j’attends d’un instant à l’autre ce M arriver. Il n’est finalement pas venu.

Le mercredi 14 je suis descendu à l’atelier à pied en m’attendant à le voir devant chez lui, ce qui n’était pas le cas. Il n’est pas non plus passé à l’atelier dans la matinée.

Par contre quand j’ai montée la rue, j’ai vu de loin des affaires sur le trottoir devant chez lui (un tableau sur un chevalet et d’autres affaires que je n’ai aucunement envie de voir de plus près). Je descends un escalier pour me retrouver de l’autre côté de la rue, le plus loin possible.

Evidemment il me voit et me dit bonjour. Je lui dis bonjour et poursuis ma route mais il commence déjà à me parler que mes bagues valent 10€, qu’il les a fait tester par un bijoutier. Je lui demande lequel, il me dit sur Nantes. Il me donne un nom mais j’écoute mal, je suis énervée et je continue de rentrer chez moi. Mais il me dit que je dois le rembourser et qu’il me rend les bagues.

Entretemps j’ai vidé mon sac sur un groupe de bijoutiers en expliquant ce qui m’arrive. Ils me conseillent de vérifier si j’ai le droit de refuser de vendre à quelqu’un (ça m’aurait épargné une sacré galère) et comment sont les textes concernant un éventuel retour de marchandises. Je fouille donc les textes pour en savoir plus. J’y lis que pour des boutiques en ligne, un commerçant est obligé de reprendre des produits si le client n’est pas satisfait, car le client peut totalement se tromper, mais qu’en un lieu, tel qu’une boutique (là, où le client peut bien voir le produit), une vente est ferme et définitive. Après, si moi, je permets un échange de produits, c’est mon geste commercial, je n’y suis absolument pas obligée. C’est ce que j’ai toujours appliqué : je ne rembourse pas, je peux échanger, le bijou étant une question de gout. J’ai tout de même ajouté quelques petits mots sur mon coin d’expo pour que ce soit encore plus clair. Je ne suis donc aucunement obligée de reprendre mes bijoux de m J.

J’ai également vérifié si on peut ne pas vendre à un client, si j’aurais pu éviter cette vente que je ne sentais pas. Selon les textes on n’a pas le droit de refuser de vendre à quelqu’un, sauf en cas de stock non suffisant ou en cas de non paiement ou autres raisons sérieuses. Dans ce cas précis, je n’avais donc pas le droit de refuser la vente. Mais compte tenu de ce qui s’est passé depuis, je peux totalement et légalement refuser de lui vendre quoi que ce soit. On s’est même dit avec mon collègue verrier, qu’il ne rentrerait plus dans l’atelier partagé.

La suite… Je ne sais plus exactement quel jour, il me semble que c’est le jeudi 15 juillet, le voisin de m J est passé devant l’atelier partagé et m’a dit que m J a été hospitalisé en psychiatrie pour 15 jours. Il m’explique un peu son côté de l’histoire : m J a cassé des choses chez se voisin et qu’il a fini par arracher un arbre plantée par la compagne de ce voisin, m B, qui est décédée depuis avril 2018. Il a aussi fait quelques scandales par-ci par-là dans le bourg d’Oudon et dans plusieurs commerces et cafés il est non-désiré.

Le 16 juillet, le chèque est enfin déposé sur mon compte. Je me détends de nouveau en me disant de nouveau, que c’est fini.

Mais le  22 juillet, je reçois un mail de ma banque, m’indiquant que le chèque de 700€ était débité le 21 juillet. J’ai demandé à mon collègue verrier, si sur son compte à lui, tout est okay et il m’a répondu que dans son cas tout est toujours là. J’ai réussi à avoir quelqu’un de ma banque au téléphone, qui me dit qu’éventuellement la personne aurait fait opposition sur ce chèque, ou alors il n’y avait pas suffisamment d’argent sur son compte, que je peux essayer un règlement à l’amiable. Mais compte tenu du comportement du monsieur, qui n’écoute pas un mot de ce que je lui dis, qui a dit à son voisin qu’il allait me faire un scandale, qui dit que je fais du toc et qui donc insulte mon travail, je n’ai aucunement envie de lui parler et d’essayer un règlement à l’amiable.

J’ai gardé les tickets avec les prix où est également indiqué ce qui est argent (c’est obligatoire), j’ai la main courante de la gendarmerie, j’ai deux/trois mots de brouillon, qu’il ma demandé d’écrire sur les sachets, et je vais de ce pas demander des témoignages des personnes présentes au moment de la vente, ma collègue dessinatrice, mon collègue verrier ainsi que mon stagiaire. Ils ont tous les trois vu et entendu comment ça s’est passé, que j’ai montré mes bijoux, que j’ai demandé plusieurs fois si il était sur de son achat, que j’ai dit qu’il y avait deux bagues pas en argent… Mon collègue verrier était en plus présent quand m J a signé son chèque.

M J a pour 716€ de mes bijoux, il m’a fait un chèque en bois de 700€. Je n’ai plus les bijoux et je n’ai pas d’argent. Il m’a escroqué, il m’a menacé et il a insulté à plusieurs reprises mon travail.

Et puis ?

Comme on me l’avait dit à la gendarmerie, j’y suis retournée pour porter plainte cette fois-ci. J’y ai compris qu’ils avaient déjà entendu parler du monsieur en question. Je réponds donc aux questions, je signe, je montre mon passeport et tout le tralala. Le monsieur qui prend ma déposition me demande une copie du chèque et le motif de rejet. Je n’ai pas cela encore. Il faut quelques jours pour que j’ai réponse à la question, quel motif pour le rejet. Et quand j’ai enfin le mail de ma banque, le motif du rejet de chèque est…. VOL !  L’homme a fait opposition sur le chèque, pour vol… Le comble…  Il a pour 716€ de mes bijoux, il m’a fait un chèque en bois de 700€. Je n’ai plus les bijoux et je n’ai pas d’argent. Il m’a escroqué, il m’a menacé, il a insulté à plusieurs reprises mon travail et il a fait opposition du chèque pour vol, c’est un cauchemar, réveillez-moi !

Quand on pense qu’on a tout vu, on voit encore pire… Quelques jours après, je reçois de ma banque le retour du chèque avec le motif du rejet coché : vol. J’ai évidemment amené tout cela à la gendarmerie pour ajouter à la plainte. On en a fait des copies et on les a mis dans le dossier. Le gendarme qui me reçois me dit qu’il va faire son enquête. C’était le 3 aout…

 

Et après ?

 

Après ? Bah, pas grandchose…

J’ai croisé un jour le voisin du type (ça me fait du mal de l’appeler monsieur), qui m’a dit qu’il avait également fait opposition sur un chèque pour un des cafés d’Oudon. J’en ai parlé à la gendarmerie et ensuite j’ai parlé également à la personne de ce café, pour qu’il soit au courant…

J’ai refait une série de boucles d’oreille « assemblages » pour me vider la tête. Et cette semaine j’ai repris la belle matière qu’est l’argent, pour travailler sur les quatre éléments, ça a fait du bien, le résultat est très satisfaisant !

Pas de nouvelles de la gendarmerie. Par contre le personnage en question est de nouveau dans la nature (c'est-à-dire, à 200m de chez moi). Je ne peux pas contourner sa maison pour aller à l’atelier partagé, mais je marche de l’autre côté de la rue. Je le vois dans le bourg, une fois il m’a même dit bonjour, comme si de rien n’était ! Je ne lui ai pas adressé la parole, je l’ai ignoré…

Et comme tout ceci risque de prendre du temps, j’ai décidé de faire cet article sur mon site, sans donner de nom du type, qui a pour 716€ de mes bijoux, qui m’a fait un chèque de 700€ sur lequel il a ensuite fait opposition pour vol. Je n’ai plus les bijoux et je n’ai pas d’argent. Il m’a escroqué, il m’a menacé de faire un scandale et il a insulté à plusieurs reprises mon travail.

Moi, en attendant sagement, je me défoule comme je peux.

 

Je vous donne ci-après les photos des 10 bagues avec leurs descriptions. Je vous donne également des photos de trois pendentifs avec des agates, mais je ne suis pas certaine qu’il s’agit de ces trois-ci exactement. Ce dont je suis certaine, c’est qu’il y a trois pendentifs avec des perles en pierre fine, les trois avec des chaines, qu’il ma fait monter au moment-même.

18ABA11 bague en argent 925. 2,66 grammes d’argent. Utilisation de chutes et de restes pour le centre de cette bague. Pièce unique, poinçonnée par mon poinçon d’artisane. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.

 

18ABA14 bague en argent 925. 2,75 grammes d’argent. Utilisation de fil demi-jonc pour cette bague. Pièce unique, poinçonnée par mon poinçon d’artisane. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.


19ABA03 bague en argent 925. 7,12 grammes d’argent. Utilisation de chutes et de restes pour le centre de cette bague, ainsi qu’une pierre fine, grenat. Elle fait très baroque, mais elle taille petit. Pièce unique, poinçonnée par mon poinçon d’artisane. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.


19ABA04 bague en argent 925. 5,36 grammes d’argent. Travail à partir d’une plaque d’argent, découpe d’arabesques au bocfil, fil torsadé autour du serti clos. Belle labradorite (pierre fine) Elle taille assez petit. J’utilise régulièrement l’arabesque dans mes bijoux mais c’est tout de même une pièce unique, poinçonnée par mon poinçon d’artisane. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.


19ABA11 qui avait également le nom « Préfailles II », car j’ai trouvé la pierre sur mon chemin à Préfailles,  bague en argent 925. Travail à partir de fil demi-jonc, pour « l’anneau », comme pour les griffes. Pièce unique, poinçonnée par mon poinçon d’artisane. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.

 

19ABA12 Bague en argent 925. 5,99 grammes d’argent. L’anneau est réalisé à partir d’une plaque d’argent découpée, le centre est constitué de morceaux de fil d’argent de différents longueurs et épaisseurs, ainsi que des granulations d’argent. Pièce unique, poinçonnée par mon poinçon d’artisane. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.


19ABA13 ou bague Mikado.  Bague en argent 925. 4,88 grammes d’argent. L’anneau est réalisé à partir d’une plaque d’argent découpée, le centre est constitué de morceaux de fil d’argent de longueurs et épaisseurs identiques. J’ai fait deux bagues Mikado, qui ne sont pas tout à fait identiques, poinçonnées par mon poinçon d’artisane. Je sais où elle la deuxième. Si vous voyez celle-ci, vous saurez qu’elle n’est pas payée.

 

21ABA05 bague réglable en argent 925. 2,61 grammes d’argent. Travail à partir d’une plaque d’argent, découpe d’arabesques au bocfil. Petite lapis lazuli (pierre fine bleu) J’utilise régulièrement l’arabesque dans mes bijoux mais ça reste totalement une pièce unique, poinçonnée par mon poinçon d’artisane. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.

 

21LBA01 Bague réglable en laiton. Elle n’est donc évidemment pas poinçonnée. Travail à partir d’une plaque de laiton, martelé par la suite. Utilisation également de fil, pour le torsader et l’utiliser autour du serti clos autour de la pierre (gorgone). Pièce unique. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.

 

21RBA01 Bague à peine réglable (métal très dur), réalisée à partir de deux dents d’ancienne fourchette. Elle n’est donc évidemment pas poinçonnée. Gros travail pour travailler les dents de fourchette : faire du neuf avec du vieux. Pièce unique. Si vous la voyez, vous saurez qu’elle n’est pas payée.

 

Et pour finir, trois pendentifs de ce que j’appelle mes assemblages. Comme je disais, je ne suis pas certaine, qu’il s’agit exactement des ces trois-ci, mais il est certain qu’il y en avait trois et que le type m’a demandé des chaines avec, pour le personnel de l’hôpital.Mes assemblages sont en métal sans nickel, mais ils ne sont pas en argent, ils ne sont donc évidemment pas poinçonnés.

 

A SUIVRE...